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revenir sur ses promesses

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Revenir sur ses promesses

Tu as cette mine, Paul… celle des hommes qui ont signé quelque chose avec leur âme, puis qui découvrent que l’encre brûle…

application de l’Amana et de la sulhie

Voici une proposition de résolution incarnée du conflit revenir sur ses promesses, inspirée du dialogue précédent, en prenant une lutte interne précise et en montrant pas à pas comment elle se résout par l’Amana puis par la Sulhie.

POINT DE DÉPART :

La peur de devenir quelqu’un que l’on méprise.
Le personnage, Paul, est déchiré entre deux promesses incompatibles :
celle faite à son fils d’être présent et protecteur,
et celle faite à son entreprise d’être disponible, performant, loyal.

Il a rompu l’une pour tenir l’autre,
et ce faisant, il s’est rompu lui-même.


Amana : Premier levier : reconnaître les dépôts sacrés en jeu

Paul cesse de se demander : « Qui a raison ? »
Il commence à se demander : « Qu’est-ce qui m’a été confié ? »

Il identifie plusieurs dépôts sacrés, chacun porteur d’un élan vital et d’un besoin supérieur.

Le dépôt du Père
Ce dépôt porte l’élan de protection et de transmission.
Son besoin supérieur est la sécurité affective et la continuité.
La pression extérieure (travail, horaires, attentes sociales) agite ce dépôt :
il se sent menacé, dévalorisé, relégué.

Le dépôt du Professionnel responsable
Ce dépôt porte l’élan de contribution et de reconnaissance.
Son besoin supérieur est l’estime et la dignité par l’action juste.
La pression économique agite ce dépôt :
peur de l’échec, peur d’être inutile, peur de ne pas “assurer”.

Le dépôt de l’Homme intègre
Ce dépôt porte l’élan de cohérence et de vérité.
Son besoin supérieur est l’alignement et la fidélité à soi.
Il est tiraillé entre les autres dépôts, sommé de choisir lequel sacrifier.

Paul comprend alors quelque chose de décisif :
aucun de ces élans n’est mauvais.
Ce sont leurs conflits de territoire qui créent la fracture.


Amana : Deuxième levier : le gardien retrouve sa légitimité

Paul cesse d’être un champ de bataille.
Il devient le gardien des dépôts qui lui ont été confiés.

Il reconnaît intérieurement :
« Aucun de vous n’a à disparaître pour que l’autre vive.
Mais aucun n’a le droit de régner sans limites. »

Il redessine les territoires.

Il dit au dépôt du Père :
« Ta présence est non négociable, mais elle doit être incarnée, pas idéale.
Tu auras des temps clairs, protégés, incarnés. »

Il dit au dépôt du Professionnel :
« Tu as le droit d’exister, mais pas au prix de l’effacement du reste.
Tu agiras dans des horaires définis. Tu ne déborderas plus sur tout. »

Il dit au dépôt de l’Homme intègre :
« Tu seras le juge de cohérence, pas le bourreau.
Tu chercheras l’alignement, pas la perfection. »

Le gardien pose alors des limites internes stables
qui deviendront des limites externes.

Exemples de limites qu’il décide de porter dans sa vie :
Il ne promet plus une disponibilité totale.
Il annonce des horaires non négociables pour son fils.
Il refuse les engagements flous.
Il choisit de dire « je ne sais pas encore » plutôt que « oui » par peur.


Amana : Troisième levier : les thèmes symboliques guides

Paul choisit des images intérieures pour guider ses comportements.

La Maison habitée
Chaque pièce a sa fonction.
Aucune ne doit envahir les autres.

La Source et la rivière
Il cesse de puiser dans ses réserves.
Il agit depuis ce qui est vivant, pas depuis l’épuisement.

La Parole sobre
Une parole qui engage peu mais tient toujours.
Une parole sans emphase, sans serment inutile.

Ces thèmes deviennent des repères silencieux
dans ce qu’il dit, refuse, accepte, ajourne.


Amana : Quatrième levier : identité retrouvée

En honorant ses dépôts, Paul retrouve son identité.

Il n’est plus :
celui qui promet trop et se trahit,
ni celui qui se sacrifie pour être aimé.

Il devient :
celui qui est fidèle à ce qui lui a été confié,
et qui accepte que la fidélité demande parfois de rompre une promesse ancienne
pour en honorer une plus profonde.


Sulhie : Premier levier : fables et lucidité

Au moment d’agir, les fables surgissent.

« Si je pose cette limite, je vais décevoir tout le monde. »
« J’ai déjà échoué avant, pourquoi cela marcherait-il cette fois ? »
« Je suis mauvais avec les conflits, je vais mal m’y prendre. »

Il reconnaît ces pensées comme des récits, non comme des faits.

Faits :
Il a déjà posé des limites et survécu.
Certaines relations ont résisté.
D’autres se sont clarifiées.

Il observe la narration intérieure
et choisit de ne pas la combattre,
simplement de ne pas lui obéir.

Il revient à ce qui compte ici et maintenant.


Sulhie : Deuxième levier : maturité émotionnelle

Quand il annonce ses limites, l’inconfort monte.

Tension dans la poitrine.
Peur d’être rejeté.
Envie de se justifier.

Il reste.

Il respire.
Il ne se corrige pas.
Il ne surenchérit pas.

La première fois, l’inconfort est brutal.
La deuxième, il est familier.
La troisième, il est supportable.
Puis il diminue.

À force d’exposition,
la crispation cède la place à une douceur ferme.

La maturité émotionnelle s’installe :
rester présent sans se trahir.


Sulhie : Troisième levier : réconciliation des parties

Les parties internes, autrefois ennemies, se rassemblent.

Le Père se sent enfin entendu.
Le Professionnel n’est plus menacé.
L’Homme intègre cesse de juger.

Paul les écoute, les accueille,
et leur rappelle leurs nouveaux territoires.

Il ne choisit plus entre eux.
Il les orchestre.


Sulhie : Quatrième levier : l’agir conscient

Paul agit sans forcer.

Il parle avec douceur.
Il pose ses limites sans dureté.
Il agit depuis la source, non depuis la tension.

Ses actions ne l’épuisent plus.
Elles le nourrissent.

Il n’a plus besoin de prouver.
Il a seulement besoin d’être fidèle.


Sulhie : Cinquième levier : constat et résolution

Le monde ne s’est pas écroulé.

Certaines personnes ont résisté.
D’autres ont compris.
Certaines relations ont changé de forme.
Mais les dépôts sacrés sont honorés.

Les limites sont vivantes.
Les engagements sont tenables.
La fidélité est réelle.

Paul constate qu’il a :
dépassé la fusion cognitive,
développé la maturité émotionnelle,
réconcilié ses parties,
agi avec relâchement et douceur.

Le conflit est résolu.

Non parce que tout est parfait,
mais parce que plus rien d’essentiel n’est trahi.

Et cela suffit.

Les Promesses qui respirent, une nouvelle littéraire sur le fait de revenir sur ses promesses

Paris, au début des années 2030, avait pris cette teinte d’acier poli que donnent les hivers trop doux et les écrans partout…

Illustration d'une Nouvelle littéraire située dans le Paris des années 2030, explorant le thème de revenir sur ses promesses, entre conflit intérieur, responsabilité et réconciliation.