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une dysfonction sexuelle

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une dysfonction sexuelle

Ils étaient assis face à face, dans ce salon trop étroit où les livres semblaient écouter…

application de l’Amana et de la sulhie

It all started in our parents garage…

Voici une proposition de résolution incarnée du conflit « une dysfonction sexuelle », inspirée du dialogue précédent.
Voici la lutte interne précise qui servira d’exemple :

Le personnage souhaite être honnête avec son partenaire au sujet de son problème, mais est trop gêné ou craintif d’être rejeté pour le faire.

La résolution ne passe ni par la performance ni par la réparation immédiate du corps, mais par un chemin intérieur en deux temps : Amana puis Sulhie.


I. L’AMANA : RÉTABLIR LE DÉPÔT SACRÉ

Premier levier de l’Amana

Reconnaître les dépôts sacrés en jeu

Le personnage comprend peu à peu que ce qui se joue en lui n’est pas seulement un trouble sexuel, mais la mise en tension de plusieurs dépôts sacrés, confiés à sa garde.

Il identifie d’abord le dépôt du lien : le besoin fondamental d’amour et d’appartenance. La peur du rejet n’est pas une faiblesse, mais l’expression d’un élan vital qui cherche la sécurité relationnelle.

Il reconnaît ensuite le dépôt de la dignité : le besoin d’estime, de reconnaissance, d’être vu comme entier. Son silence n’est pas une lâcheté, mais la tentative maladroite de protéger ce dépôt menacé par la honte.

Il découvre aussi le dépôt de la vérité vivante : le besoin d’authenticité, de cohérence intérieure. Le mensonge, les faux-fuyants, ne sont que des signaux montrant que ce dépôt réclame d’être honoré.

Enfin, il perçoit le dépôt du corps confié : le besoin physiologique et symbolique d’habiter son corps sans le réduire à une fonction. La dysfonction n’est pas l’ennemie, elle est un message du dépôt.

Il comprend alors que la pression extérieure : l’attente du partenaire, les normes sociales, les souvenirs passés :ne fait qu’agiter ces dépôts, révélant ce qui cherche à vivre.


Deuxième levier de l’Amana

Le gardien se lève et redessine les territoires

Le personnage cesse de vouloir faire taire certaines parties de lui. Il endosse consciemment son rôle de gardien des dépôts.

Il écoute la part qui veut aimer et être aimé, celle qui a peur, celle qui désire encore, celle qui se sent brisée. Puis, dans cette écoute, il pose des choix.

Il décide que le dépôt de la dignité ne sera plus sacrifié pour préserver une illusion de normalité.
Il décide que le dépôt de la vérité aura désormais un territoire clair, même s’il est inconfortable.
Il décide que le dépôt du lien ne sera plus nourri par la dissimulation mais par la clarté.

Concrètement, il trace des limites intérieures :

Il n’exigera plus de lui-même une performance sexuelle comme condition de sa valeur.
Il ne forcera plus son corps pour rassurer l’autre.
Il n’acceptera plus de se taire quand le silence l’éloigne de lui-même.

Ces limites deviennent des lignes de conduite qu’il portera à l’extérieur :
dire quand il n’est pas disponible sexuellement sans se justifier,
refuser l’intimité par peur sans expliquer ce qui se joue,
demander du temps sans promettre un résultat.


Troisième levier de l’Amana

Les thèmes symboliques qui guident l’action

Pour soutenir son gardien intérieur, le personnage s’appuie sur des images fondatrices.

Il se pense comme un jardinier, non comme une machine : certaines saisons sont fertiles, d’autres demandent soin et patience.

Il se voit comme un pont, non comme un mur : la parole devient passage entre lui et l’autre, même tremblante.

Il adopte le symbole de la demeure habitée : mieux vaut une maison simple mais vivante qu’un palais vide.

Ces thèmes guident ses comportements quotidiens : parler lentement, choisir la vérité plutôt que l’urgence, préférer la présence à la performance.


Quatrième levier de l’Amana

Retrouver son identité par la fidélité aux dépôts

En honorant ces dépôts, le personnage cesse de se définir par ce qui ne fonctionne pas.
Il se reconnaît comme gardien fidèle de ce qui lui a été confié.

Son identité se reforme autour de ses engagements :
être honnête même quand c’est risqué,
respecter son corps même quand il déçoit,
aimer sans se nier.

Il ne cherche plus à redevenir celui qu’il était, mais à être celui qu’il est désormais, fidèle à ses dépôts vivants.


Premier levier de la Sulhie

Distinguer les fables des faits

Au moment d’agir, les anciennes narrations surgissent.

Il se dit qu’en parlant il va perdre l’autre.
Il se rappelle une rupture passée, un rire mal placé, une humiliation ancienne.
Il se dévalorise : « Je ne suis pas assez. Je vais décevoir. Je ferais mieux de me taire. »

Puis il devient lucide.

Les faits sont simples :
il ressent une peur réelle,
il a un besoin légitime,
il est vivant ici et maintenant.

Il reconnaît que ces pensées sont des pensées, non des verdicts.
Il les laisse passer, sans les combattre, en revenant à ce qui compte : honorer ses dépôts.


Deuxième levier de la Sulhie

Acquérir la maturité émotionnelle

Lorsqu’il exprime sa limite, l’inconfort est là.
Le cœur bat vite, la voix tremble, le corps voudrait fuir.

Il reste.

La première fois est rude.
La seconde un peu moins.
À force d’expositions successives, quelque chose se relâche.

Il découvre qu’il peut traverser la peur sans se trahir.
La crispation laisse place à une douceur ferme.
La maturité émotionnelle s’installe : il ne cherche plus à supprimer l’émotion, mais à la contenir.


Troisième levier de la Sulhie

Réconcilier les parties en conflit

À l’intérieur, le personnage rassemble ce qui était dispersé.

La part qui veut aimer est rassurée : le lien est honoré.
La part qui a peur est reconnue : elle n’est plus méprisée.
La part qui désire est écoutée : elle aura un espace autrement.
La part blessée retrouve sa place : elle n’est plus le centre, mais elle compte.

Chaque partie reçoit sa nouvelle délimitation, son territoire d’expression.
Le conflit cesse d’être une guerre et devient une coopération.


Quatrième levier de la Sulhie

L’agir conscient et doux

Le personnage agit sans tension excessive.

Il parle à son partenaire avec simplicité.
Il écoute sans se défendre.
Il pose ses limites sans dureté.

Ses gestes sont ouverts, non forcés.
Son action ne l’épuise pas, car elle vient de la source retrouvée de ses élans vitaux.

Il s’habite avec tendresse.


Cinquième levier de la Sulhie

Le constat vivant de la résolution

Le monde ne s’est pas effondré.

Les dépôts sacrés sont honorés.
Les limites posées intérieurement ont trouvé leur place à l’extérieur.
Le personnage est resté fidèle à lui-même.

Il a dépassé la fusion avec ses pensées.
Il a traversé l’inconfort sans se fuir.
Il a montré à chaque partie qu’elle comptait.

Il agit désormais avec relâchement, ouverture et douceur.
Et dans cette cohérence vivante, le conflit se résout :
non par disparition de la difficulté,
mais par réconciliation profonde avec ce qui en lui demandait à vivre.

La fidélité du corps silencieux, une nouvelle littéraire sur les conflits internes dus à une dysfonction sexuelle

Londres, 2034. La ville avait changé sans vraiment changer. Les bus glissaient plus silencieusement sur l’asphalte…

Illustration d'une Nouvelle littéraire située à Londres dans les années 2030, explorant la dysfonction sexuelle, la guérison intérieure et la réconciliation par l’Amana et la Sulhie.