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un concurrent romantique qui entre en scène

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un concurrent romantique qui entre en scène

Elle le regarda longuement avant de parler. Tu as mauvaise mine. Cette mauvaise mine-là n’appartient pas aux nuits blanches de travail, mais à celles du cœur….

application de l’Amana et de la sulhie

Voici une proposition de résolution incarnée, pas à pas, du conflit
« un concurrent romantique qui entre en scène »,
en prenant une lutte interne précise et en la traversant par l’Amana puis la Sulhie, dans une écriture analytique, vivante et progressive.

Lutte interne possible retenue
L’insécurité engendre un besoin excessif d’affection, suivi d’un profond dégoût de soi.
Le personnage oscille entre la demande implicite d’être rassuré et la honte d’avoir besoin.

C’est cette oscillation qui le fragilise face au rival : plus il réclame intérieurement, plus il se méprise, plus il se tait ou se déforme à l’extérieur.

résolution par l’AMANA

(Retrouver, assumer et honorer les dépôts sacrés)


Amana : premier levier

Reconnaître les dépôts sacrés en jeu

Le personnage cesse de se définir comme « jaloux » ou « faible ».
Il regarde ce qui, en lui, est touché comme un dépôt sacré, c’est-à-dire quelque chose qui lui a été confié pour être gardé vivant.

Il identifie plusieurs dépôts agités par l’entrée du concurrent.

Le dépôt du lien
Issu de l’élan vital de l’attachement.
Besoin supérieur : sécurité affective, continuité, reconnaissance relationnelle.
Exemple : son malaise n’est pas une faiblesse, mais le signal qu’un lien significatif est menacé sans être nommé.

Le dépôt de la dignité
Issu de l’élan vital de l’affirmation de soi.
Besoin supérieur : respect, considération, place juste.
Exemple : sa honte de dépendre révèle en réalité une exigence intérieure de ne pas se renier pour être aimé.

Le dépôt de la vérité
Issu de l’élan vital du sens.
Besoin supérieur : cohérence entre ce qu’il ressent et ce qu’il exprime.
Exemple : son malaise face à l’ambiguïté montre que vivre sans parole claire l’abîme intérieurement.

La pression extérieure du rival n’est plus l’ennemi.
Elle agit comme un révélateur : ces dépôts demandent à être reconnus.


Amana : deuxième levier

Le gardien assume sa responsabilité et redessine les territoires

Le personnage découvre qu’il est le gardien de ces dépôts.
Non pour satisfaire chaque impulsion, mais pour leur donner un espace juste.

Il observe que, dans sa représentation intérieure, les dépôts sont en conflit.

Le dépôt du lien réclame fusion et réassurance immédiate.
Le dépôt de la dignité réclame retrait et silence pour ne pas mendier.
Le dépôt de la vérité réclame parole claire, mais redoute le rejet.

Le gardien intervient.

Il dit intérieurement :
« Tu as le droit d’aimer. Tu as le droit de vouloir être choisi.
Mais tu n’as pas le droit de t’annuler pour être retenu. »

Il pose des limites internes claires.

Limite pour le dépôt du lien
Tu n’exigeras pas d’être rassuré au prix de ta dignité.
Ton besoin sera honoré par une parole juste, non par la supplication.

Limite pour le dépôt de la dignité
Tu ne te cacheras plus derrière le silence ou la froideur.
Ta dignité n’est pas l’effacement, mais la clarté.

Limite pour le dépôt de la vérité
Tu parleras sans accusation, sans stratégie, sans ultimatum.
Dire vrai ne signifie pas contrôler l’issue.

Ces limites deviennent des lignes de conduite externes.
Le personnage sait désormais ce qu’il portera dans le monde.

Exemple concret
Il décide qu’il n’acceptera plus une relation où ses sentiments sont tus.
Il décide aussi qu’il ne surveillera plus, n’espionnera plus, ne se comparera plus.


Amana : troisième levier

Les thèmes symboliques qui guideront ses comportements

Pour rester fidèle à son rôle de gardien, il choisit des thèmes symboliques.

La verticalité
Il se rappelle qu’il vaut debout, même s’il tremble.
Il préfère une parole droite à une présence courbée.

La clarté
Il choisit de remplacer l’ambiguïté par une phrase simple.
Il ne cherche plus à deviner, il exprime.

La lenteur digne
Il cesse les gestes excessifs, les démonstrations, les calculs.
Il agit sans urgence, même si l’urgence crie en lui.

La responsabilité affective
Il accepte que ses émotions lui appartiennent.
Il ne les dépose plus comme une dette sur l’autre.

Ces symboles deviennent des boussoles quotidiennes.


Amana : quatrième levier

Retrouver son identité par la fidélité à ses engagements

En tenant ces engagements intérieurs, le personnage se retrouve.

Il n’est plus celui qui attend d’être choisi à tout prix.
Il devient celui qui choisit d’être fidèle à ses dépôts.

Son identité se reforme autour de cette phrase silencieuse :
« Je suis quelqu’un qui aime sans se renier. »

Il sait désormais que, quelle que soit l’issue extérieure, il restera entier.


résolution par la SULHIE

(Faire vivre ces choix dans le réel)


Sulhie : premier levier

Fables intérieures et lucidité

Avant d’agir, les fables surgissent.

Fable
« Si je parle, je vais tout perdre. »
Fable
« Je ne suis pas assez pour qu’on me choisisse. »
Fable
« J’ai déjà été rejeté, ça prouve que ça se reproduira. »

Il reconnaît ces pensées comme des narrations, non comme des faits.

Faits
Il a déjà été aimé.
Il a déjà posé des limites ailleurs sans catastrophe.
Le silence actuel le fait déjà souffrir.

Il voit que ses pensées sont des pensées.
Il ne lutte pas contre elles.
Il les laisse passer en revenant à ce qui compte maintenant : être fidèle à lui-même.


Sulhie : deuxième levier

Maturité émotionnelle et traversée de l’inconfort

Quand il exprime sa ligne de conduite, l’inconfort est violent.

Son cœur bat.
Sa gorge se serre.
La peur du rejet crie.

Il reste.

Il ne se justifie pas.
Il ne se précipite pas pour réparer.
Il accepte le tumulte.

Exemple
Il dit calmement :
« Je me suis attaché. J’ai besoin de clarté. Je ne peux plus rester dans cette ambiguïté. »

Le lendemain, l’angoisse revient.
Puis, peu à peu, elle diminue.

À force d’expositions successives à cette peur, son système intérieur apprend.
La crispation cède.
La douceur apparaît.


Sulhie : troisième levier

Réconciliation des parties internes

Le personnage rassemble ses parties.

Il remercie le besoin d’affection de l’avoir alerté.
Il honore la dignité de l’avoir empêché de mendier.
Il respecte la vérité de l’avoir poussé à parler.

Chacune retrouve son territoire.

L’affection peut circuler sans s’agripper.
La dignité peut exister sans rigidité.
La vérité peut s’exprimer sans violence.

Le conflit intérieur se transforme en coopération.


Sulhie : quatrième levier

L’agir conscient et relâché

Ses gestes changent.

Il écoute sans se crisper.
Il répond sans se justifier.
Il agit sans calcul.

Sa force ne vient plus de l’effort, mais de l’alignement.
Il n’épuise plus ses réserves.
Il agit depuis la source.

Même si la relation se transforme ou se termine, il reste ouvert.


Sulhie : cinquième levier

Constat et résolution

Il constate.

Le monde ne s’est pas effondré.
Ses dépôts sacrés ont été honorés.
Ses limites ont été posées et tenues.
Il n’a pas fui.
Il n’a pas trahi.
Il n’a pas disparu.

Il a dépassé la fusion cognitive.
Il a traversé l’inconfort.
Il a parlé avec clarté.
Il a agi avec douceur.

Le conflit est résolu, non parce que tout est parfait,
mais parce que l’homme n’est plus divisé.

Et cela, intérieurement, suffit.

La Clarté avant la Victoire, une nouvelle littéraire sur un concurrent romantique qui entre en scène

Bordeaux, 1994. La ville avait cette façon de briller sans se donner, comme une femme sûre d’elle qui ne sourit pas trop tôt…

Illutration d'une Nouvelle littéraire à Bordeaux dans les années 1990 : rivalité amoureuse, clarté intérieure, Amana et Sulhie pour transformer la jalousie en maturité affective.